vendredi, 23 septembre 2011

en moins bien (Arnaud Le Guilcher, pocket)

en moins bien.jpgUn bouquin recommandé par une jolie brune, ça ne se refuse pas. En tous cas moins que Frédéric Beigbeder qui l'avait lui aussi, chaudement recommandé. Or ce livre totalement déjanté n'est pas forcément à mettre entre toutes les mains... On sent que l'auteur se lâche dans ce premier roman et qu'il ne prend pas au sèrieux cette désespérante aventure d'un looser magnifique. Magnifique ? peut-être pas d'ailleurs.

le début : le narrateur se marie. Enfin il s'était marié. Sans illusion, déjà, il "se bouffe les noix" d'avoir emmener sa femme à Sandpiper...

De courts chapitres, un ton grivois, des embellies suivies de brefs coups de grisous... en résumé, c'est assez difficile au début, plus accessible par la suite. Pas emballé cependant...

vendredi, 02 septembre 2011

Cet été-là (Véronique Olmi Grasset 2011)

cet ete la.jpgParti en trombe avec une belle écriture déliée et truffée d'images, ce livre s'essouffle, hélas, bien vite, trop vite... quel dommage et quelle déception ! Je ne saurais dire d'ailleurs, où, à quel moment précis s'opère ce changement. On a l'impression que la talentueuse Olmi s'ennuie. Et nous ennuie donc dans des relations sentimentales sans intérêt de petits gosses (qui ont grandi) de riches... Voilà, comme il faut le résumer : Chaque année, trois couples d'amis passent le 14 juillet en bord de mer, en Normandie. Cet été-là, tout va changer...

mercredi, 31 août 2011

Mots de tete (Dominique Resch, éd. Autrement 2011)

maux de tete.jpg

Comme on est le 31 août, que son bouquin sort aujourd'hui, comme c'est un auteur que j'aime bien, je diffuse l'info :
Présentation de l'éditeur : Dominique Resch met en scène un prof, le prof, lui-même. Il dit tantôt « je », tantôt « il » selon qu’on se place de son point de vue ou de celui de ses élèves, Tonio, Nadir, Jérémy et les autres… Le ton est vivant, primesautier, plein d’humour et de tendresse à l’égard de son métier.

De chronique en chronique, D. Resch scénarise des moments de grâce, des pépites de sa vie de prof. Il nous fait vivre les rencontres OM / PSG qui rythment la vie et le moral de la classe, les samoussas d’Hafoussouate qui réveillent les papilles du prof, l’inspecteur à côté de la plaque foutu à la porte par un collègue, la répétition de Cyrano de Bergerac interrompue sans cesse par Tonio, une course à vélo lors d’une classe de nature à Aix où le peloton des ados fonce à grande vitesse dans les décors d’un film en plein tournage. Si ses élèves se jouent de la langue française, Dominique Resch, lui, joue avec elle.

vendredi, 24 juin 2011

G229 ( Jean-Philippe Blondel, Buchet, 2011)

G229.jpgJ'y suis rentré tout doux, tout doucement... un peu désintéressé, lointain, un peu comme on n'écoute pas quelqu'un devant vous qui vous parle, on pense à autre chose... et les turpitudes de la classe G229 ont fini par m'interpeller. Jusqu'à cette fin magistrale, inattendue qui m'a réellement sorti de ma douce torpeur qui m'a rappelé celle-là, quand j'étais en classe et que je n'écoutais pas le professeur...

résumé : Le narrateur prof d'anglais, ne fera pas ça toute sa vie... mais ici comme ailleurs, le temps coule, les collègues partent à la retraite, les élèves ont des enfants qui eux-mêmes s'assoient dans cette salle en U...

vendredi, 27 mai 2011

plus tard tu comprendras (Jérôme Clément, Grasset 2005)

plus tard tu comprendras.jpgPrésident d'Arte, c'était écrit sur la 4è de couv'. Je me suis donc laissé "avoir", persuadé que ce serait un bon livre divertissant et tout et tout... mais j'ai bien peur que ce livre inutile ne satisfasse que son auteur... Je me suis demandé tout au long de sa lecture pourquoi le fameux Jérôme Clément me racontait tout ça... La spoliation des juifs, la double identité (juive par sa mère, catholique par son père), la douleur de la perte (sa mère vient de mourir), le dessaisissement des objets souvenirs à la salle des ventes... aucun passage ne mérite d'être retenu, mis en avant, souligné... qu'est-ce qu'il y a comme écrivain qui aurait mieux fait de ne jamais écrire !

Résumé : celui qui vient de perdre sa mère, retrouve ses souvenirs à lui, à elle, à eux ses juifs maltraités durant la dernière guerre...  et qui tente de répondre à la question : " Qui est cette femme qui m'a aimé et que j'aime et qui m'a donné la vie ?"...

vendredi, 13 mai 2011

Nos étoiles ont filé (Anne-Marie Revol, Stock 2010)

Nos étoiles ont filé (Anne-Marie Revol.jpgde quoi ça parle : Témoignage d'une atrocité : une femme perd ses deux petites filles lors d'un incendie chez ses parents alors qu'elle revient juste de vacances...

Le problème de ce genre d'ouvrage est d'en parler. C'est toujours un peu suspect le désir de se lancer dans cette lecture car vous devrez souvent vous justifiez. Voyeur ? Morbide ? quoi encore... je ne sais pas pourquoi ce genre de sujet ne me repousse pas, il m'intéresse plutôt, même si, comme tout un chacun, j'éprouve la plus grande méfiance à l'heure de les parcourir. Celui-ci, sous forme de lettres adressées à ces deux filles, ses deux étoiles filantes aujourd’hui disparues, m'a séduit. On ne peut juger l'auteur qui, si ce livre l'a aidée, a une raison valable d'exister. Pour moi lecteur, j'ai l'impression que ce livre est trop gros, que les redites sont trop nombreuses et qu'on n'avance guère au fil des pages. L'atroce est là et c'est épouvantable. Et il n'y a pas de mots et qu'elle en ait trouvés, est déjà un tour de force. Et c'est d'un grand courage. Point.

(et pour tout avouer, à la 150è page, j'ai remonté à partir de la fin, un peu, puis arrêté ma lecture...)

vendredi, 06 mai 2011

Le paquet (Philippe Claudel, Stock 2010)

le paquet claudel.jpg"Le paquet" est une pièce de théâtre jouée par Gérard Jugnot. Long monologue, le livre se lit comme une nouvelle, discipline où l'auteur excelle. Comme souvent, la colonne vertébrale, l'idée de base est judicieuse mais trop ténue pour réellement "valoir le déplacement". Je me demande si la pièce a eu du succès. J'en doute, car les vantardises de cet "original" sont bien peu originales justement pour ne pas soulever l'ennui comme la poussière d'un vieux tapis. C'est dommage car la trame était là mais si mince et si élimée qu'on y voit au travers...

vendredi, 15 avril 2011

La Mecque-Phuket de Saphia Azzeddine (Léo Scheer, 2010)

La Mecque-Phuket de Saphia Azzeddine.jpgSophia Azzzedine appuie là où ça fait mal... et ça fait du bien ! Elle pratique une langue célinienne, imagée, elle est drôle et décrit un monde, son monde, sans concession aucune. Elle stigmatise les comportements, à savoir les hypocrisies, sachant parfois trouver une empathie louable... elle n'épargne personne et maîtrise son sujet. Mais plus que cela, on la sent libre et intelligente. Et moi j'aime ça.
résumé : deux filles décident d'offrir à leurs parents un voyage à la Mecque...
Après le superbe et violent "Confidences à Allah"et son adaptation théâtrale, "Mon père est femme de ménage", adapté au cinéma, "La Mecque-Phuket" est l’ultime livre de la trilogie consacrée aux habitants des banlieues.

vendredi, 18 février 2011

Desert Pearl hôtel (P.-E Scherrer, table ronde 2010)

desert pearl hotel.jpgUn livre en forme de road movie gentillet sur fond d'Amérique profonde. "C’est l’histoire de Pandora, jeune américaine qui vit à Los Angeles. Lorsque sa mère décède, il y a quelque chose qu'elle ne comprend pas. Un certain Gil Sanders va la lancer sur les traces de son passé et la pousser à entamer une traversée..." C'est un premier roman écrit par un français à la 1ère personne dont l'héroïne est une femme.  Mais cela n'apporte pas grand chose à l'histoire ni à l'intérêt. Mais de beaux passages font de ce roman un plaisir un peu futile mais pas forcément désagréable...

vendredi, 26 novembre 2010

carte territoire houellebecq

carte_territoire_houellebecq.jpgMoi je suis un peu comme Bernard Pivot, je reconnais le talent de l'auteur mais sans aimer le lire. De bons, voire très bons passages alternent avec de très ennuyeux. Je pense que c'est surtout le cynisme et la complaisance avec lesquels il se plaît à traduire l'époque qui m'agacent. Et j'avais vraiment hâte que le livre se termine. Mais j'ai poussé quand même jusqu'au bout...
résumé : ça commence par une panne de chauffe-eau, un 15 décembre. Ensuite de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël. Puis d'Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière...

mercredi, 24 novembre 2010

Il n'y a pas de grandes personnes (A Saint André, Folio)

saint andre.gifA la suite de "en avant, route !", je me suis lancé dans la lecture de cet ouvrage consacré à Malraux et accessoirement Proust mais surtout à l'auteur elle-même (car, c'est bien connu, on n'est jamais si bien servi que par soi-même !). L'auteur y démontre sa verve déjà entraperçue. La 1ère moitié charme assez vite avant de lasser (heureusement, un avertissement de l'auteur nous prévient qu'il est possible de sauter le chapitre incriminé). Las, les légers signaux de personnage "égocentré" s'aggravent... L'auteur nous explique qu'elle a écrit un livre dont Florence Malraux (fille du papa et, c'est bien utile, "meilleur goût littéraire de Paris" d'après A.S.A), dit beaucoup de bien de son ouvrage à elle. Cette auto-célébration n'est-elle pas un peu gonflée ? Du coup mon rythme de lecture s'en est trouvé largement ralenti, jusqu'à s'arrêter tout à fait lorsque la même avait décidé de la trouver sympathique... Et bien moi non, désolé, je ne l'ai pas trouvée sympathique du tout !!! Et le livre, au final, non plus, ce qui est plus gênant.

vendredi, 05 novembre 2010

La chambre des vies oubliées (Stella Duffy, Grasset 2009)

chambre des vies oubliées.jpg

résumé : Robert tient un pressing dans un quartier (pauvre) de Londres. Après 40 ans d'un travail assidu, il entrevoie de laisser sa boutique à un jeune anglais d'origine pakistanaise, Akeel...

Une promenade au coeur d'un Londres authentique et merveilleusement traité, où la multiplicité des personnages a fini par me faire lâcher prise. Je me suis donc rendu à la fin où, m'avait-on prévenu, la tristesse s'emparait de l'ouvrage et le rendait sombre et offrait moins d'intérêt.

jeudi, 28 octobre 2010

Une affaire conjugale (E.Abécassis, Albin 2010)

une-affaire-conjugale-cover.jpgRentrée littéraire. "Pour bien faire les choses, il faudrait commencer par divorcer." L'auteur (à peine voilé), se venge de sa frustration et charrie des tonnes de rancoeurs avec talent. Elle expose, décrit, dissèque habilement les méandres des relations d'un couple. On ne peut jamais prendre tout à fait au sérieux, ses phrases définitives sur l'amour et la vie à deux. A ne pas conseiller à des femmes en interrogation. Mais à des hommes qui ne s'en posent pas, ni ne se remettent en question... Moi j'ai éprouvé une sorte de jubilation à ce flot de rancoeurs et de haine et pris un très grand plaisir à suivre les cheminements de la pensée d'une femme blessée.

p.42 : "Il me semble que depuis mon mariage, je n'ai jamais cessé de divorcer."

p.195 : "De toute façon, un homme, ça ne sert plus à rien de nos jours. Ca ne fait pas la vaisselle, ça ne s'occupe pas des enfants, ça ne fait même pas l'amour, parfois ça ne gagne pas d'argent et ça salit du linge. Dans le cadre du mariage, ça n'assume le statut ni d'époux, ni de père, ni d'amant. C'est juste encombrant."

vendredi, 15 octobre 2010

Fruits et légumes (Anthony Palou, Albin 2010)

fruits et legumes palou.jpgRentrée littéraire : Le narrateur évoque l'histoire de sa famille, de son grand-père s'exilant de l'Espagne franquiste pour arriver à Quimper, son père reprenant une affaire de primeurs qui finit par péricliter...

C'est plat là quand même, non ? Chapitres hyper courts et usage de l'imparfait. Pourtant, cet auteur de "Camille", prix Décembre en 2000, qui nous promène entre 3 époques, de l'Espagne aux Halles de Quimper pouvait paraître séduisant... Que m'en restera-il dans quelques temps ? Une grande déception donc.

vendredi, 08 octobre 2010

Poète et paysan (JL Fournier, Stcok 2010)

Poète et paysan.jpgRentrée littéraire : Pour plaire à Laurent, enfin sorti de sous ses cartons, j'ai lu LE Fournier (dont on avait, lui et moi, apprécié le précédent opus (Où on va papa). Mais ici nos avis divergent quelque peu, puisque je n'ai pas contrairement à lui, goûté cette fois son humour et n'ai pas passé un très bon, ni même un bon moment de lecture. Il est gentil Laurent, sans doute trop ! Et je suis un peu dur, sans doute trop. Car ça s'est arrangé un peu au fil de la lecture. J'ai même bien ri parfois. Mais la situation intéressante de départ n'est, me semble-t-il, pas assez travaillé. Ni le style : sujet verbe complément, qui est d'un emploi quand même très exagéré.

résumé : Pour plaire à sa fiancée, le protagoniste (J-L Fournier ?) quitte la vie parisienne pour apprendre auprès de son beau-père le métier d’agriculteur. Mais il faudra faire preuve de beaucoup de persévérance et d’humour pour tenir le coup...

celle-là m'a bien plu : "Je m'endors heureux. Je pense à tous les malheureux qui sont morts avant que Mozart ne naisse. Quel manque de pot." ou celle-ci aussi : " Un mari, il a de gros sourcils et il est coiffé en brosse. C'est un type profond sur lequel on peut compter, un type solide sur lequel on peut s'appuyer, quelqu'un de fiable, de responsable et il a une brosse à outils. Il est rassurant. Moi, c'est le contraire, il faut me rassurer..."

vendredi, 01 octobre 2010

l'effet larsen (Delphine Bertholon, Lattès 2010)

l'effet larsen.jpgRentrée littéraire : L'année de ses trente ans, Nola veut connaître la vérité sur ses origines. Elle replonge au coeur de ses souvenirs d'août 1998. Les footeux sont champions du monde. Elle devait partir en Grèce mais allait perdre son père...
"Troisième roman de l'auteur qui continue d'explorer les relations familiales et leurs zones d'ombres..." nous dit-on. Ce n'est donc pas une "petite jeune, une débutante". Pourquoi s'évertue-t-elle à faire si compliqué ? Car derrière de belles phrases, de belles métaphores et une structure compliquée, le roman se noie dans sa complexité. Il faut parfois s'y reprendre à plusieurs fois pour comprendre, avancer et se souvenir des personnages. C'est dommage car le style n'est pas si désagréable. Un autre regret est de voir la complaisance avec laquelle elle ravive les flammes de la mortification. Plus que grave, c'est lourd... Enfin, et c'est plutôt rigolo, il est beaucoup question d'oreilles dans ce livre. La maman, atteinte d’hyperacousie, les lobes et autres appendices... Une originalité qui ne sauve cependant pas l'ensemble... Dommage.

vendredi, 24 septembre 2010

La Ballade de Lila K (Blandien le callet, Stock 2010)

la ballade de lila k.jpgRentrée littéraire : 4 ans après l'inattendu "Pièce montée", l'écrivain nous livre (enfin) un nouvel opus qui est un roman d'apprentissage. Elle change totalement de registre et nous offre un livre divertissant quoi qu'un peu... comment dire... anecdotique. On entend la voix de Lila, hypersensible, limite autiste et surdouée. Le livre nous interroge sur les dérives sécuritaires d'une société qui n'est pas sans rappeler des faits incroyables mais récents (voir les puces électroniques pour bébé). C'est plutôt gentil, plaisant; un livre dont je n'ai pas envie de dire du mal.

en résumé : Au 22e siècle, dans un pays coupé entre la zone et la ville Intra-muros (Paris), la sécurité est optimale. Caméras, dossiers, tout le monde est sous contrôle... Lila, après avoir été arrachée à sa mère, est prise en charge. Très intelligente et rebelle, elle n'aura qu'une obsession : retrouver sa mère...

vendredi, 17 septembre 2010

Un écart de conduite (michele Halberstadt, Albin 2010)

ecart de conduite.jpgrentrée littéraire Laura se fait volontiers passer pour une gentille idiote, et ça aide lorsqu'on est blonde et plutôt jolie. Mais sa candeur ne la préservera pas de toutes les surprises que l'inconscience peut engendrer...

Ce magnifique et court roman m'a emballé. Une écriture ciselée comme on a coutume de le dire, mais au-delà de ce lieu commun, le travail d'écriture prend tout son sens lorsqu'il est au service de l'histoire, ce qui est le cas ici. Peu de mots pour traduire la superficialité, peu de mots également pour surligner la pudeur des sentiments (entre Laura et son grand-père), juste ce qu'il faut pour faire rebondir l'intrigue, exprimer le rachat et faire comprendre l'importance du pardon. Même si la vie exemplaire qu'elle finira par se racheter peut paraître un poil idéalisée, ce roman est un coup de coeur.

mardi, 14 septembre 2010

Une femme célèbre (Colombe Schneck, Stock 2010)

Une femme célèbre.jpgRentrée littéraire !!! On m'avait dit que la prétention de la romancière (elle se voile à peine) était insupportable.  Se comparer à Denise Glaser (ex-vedette de télé des années 60, de l’émission Discorama qui aura fait découvrir Barbara, Maxime Le Forestier, Véronique Sanson entre autres) était pour certains, un crime de lèse majesté. Pourtant je n'ai pas trouvé cette critique très justifiée tant elle accomplit un récit certes très osé, mais réussit à nous intéresser aux deux histoires, l'une insignifiante, l'autre passionnante. C'est plus ici que je porterais ma réserve. Qu'elle projette la superficialité de sa vie (elle a un amant, des pistons, a été aimé par ses parents...) dans celle d'une autre qu'on sent plus passionnante. Las, on reste en dehors, à l'écart de cette "héroïne" mystérieuse. Quel dommage. Mais ce livre reste un bon divertissement quand même car on peut souligner ce bel hommage qui semble pudique et sincère, et saluer la réflexion sur les revers de la célébrité.

de quoi ça parle : Les vies en parallèle la vie de Jeanne, chroniqueuse radio et écrivain à ses heures perdues et Denise Glaser grande star télévisuelle en son temps qui fut oubliée de tous et mourut deux ans plus tard, seule, oubliée de tous...

vendredi, 03 septembre 2010

Un très grand amour (F-O Giesbert, Gallimard 2010)

un tres grand amour.jpgEn exergue, la phrase de Spinoza ("Le très grand amour constitue un accroissement de nous-même"), donne le ton à un roman empreint d'autodérision et de légèreté, bourré de citations qui sont, j'en ai bien peur, l'expression de ceux qui n'ont rien à dire (ou pas grand chose). Je n'ai pu m'empêcher de penser à cet autre livre un peu inutile de Beigbeder (un roman français) mais, là encore, ai été surpris de m'intéresser à cette histoire car m'attendrissant sur la verve d'une écriture habile. Même si ces histoires de coucheries lassent et que l'auteur, gonflé d'un égo démesuré, met de grands noms sur de petites choses... Car, hélas, il apparaît très vite que ce grand amour n'est qu'un battement d'ailes de papillon. Et rien de plus.

Bourré de citations ce livre, comme par exemple, celle de sa grand-mère : "La meilleure façon de ne pas s'endormir pendant les conférences, c'est de les faire soi-même." Ou bien celle de Julien Green, pas si mal : "Ce que l'homme fait de l'argent dégoûte. Ce que l'argent fait de l'homme fait peur."

en résumé : Antoine, le narrateur, (Franz-Olivier Geisbert légèrement déguisé) ex-directeur de la rédaction d’un grand quotidien national avant de finir «où se recyclent tous les ratés : à la télévision», a quitté Paris pour la Provence. Il écrit des romans et donne des conférences. Il rencontre une admiratrice...