mardi, 08 avril 2008
Femmes célèbres sur un divan
Intéressantes histoires de femmes même si on pourra regretter qu’en bons psys européens (merci freud !!), le sexe prenne une telle place dans l’analyse…
C'est grâce à cathe que j'ai eu envie de me plonger dans la vie de ces onze femmes aux destins hors norme. Ces quelques pages succintes de leur vie m'ont amplement suffi et l'analyses psy moins séduit... mais un livre où l'on peut piocher de bonnes choses.
Oui, pardon Dasola , la composition d'équipe : Dans les buts, Virginia Woolf; en défense, Marlène Dietrich, Maria Callas, Édith Piaf, Lady Diana. Milieu, Françoise Sagan, Jackie Kennedy Dalida, Colette et en attaque Joséphine Baker et Simone de Beauvoir.
Onze pour jouer au foot, pas de remplaçantes.
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jeudi, 27 mars 2008
Les animatueurs (Mausséna, Gawsewitch éd. 2008)
Dans le genre "on flingue encore", ce bouquin n'est pas mal non plus...
J'avoue ressentir une réelle jubilation à voir écorner ces idoles-propres-par-devant du petit écran.
Mieux écrit que "Madame, Monsieur bonsoir", l'auteur qui n'est pas anonyme, écorne (pour ne pas dire enfourche) tour à tour, Collaro, Dechavanne, Ardisson, Dumas (Mireille), Nagui, Karl Zéro, re-Ardisson, qui en prennent pour leur grade.
de quoi ça parle : vingt-cinq ans de servitude à veiller à ce que tout aille bon train, afin que la star-présentatrice ne soit jamais contrariée, que ses retards ne lui soient pas reprochés, que son absence de travail ne soit pas remarquée et que ses exigences soient exhaussées. Et vingt-cinq années à vérifier la bonne tenue des marges ; à « faire le sac de la vieille » comme dit Ardisson, spécialiste de la formule...
On pourra toujours reprocher à l'auteur de "cracher dans la soupe. Mais il faut bien que certaines choses soient dites et pas seulement dans le sens souhaité par ces intcouchables du petit écran qui voient le monde par la petite lucarne de leur égo surpuissant...
Un divertissement de qualité !
06:00 Publié dans Livre documentaire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 25 mars 2008
"madame, monsieur, bonsoir..."
ahhhhhhhhhhhhPPDAhhhhhhhhhhhh... Il se voudrait personnage de roman, monsieur costard propre sur lui... mais il y a l'interview Castro (1er accroc), le je-le-jure-j'suis-pas-le-père du petit de Chazal, de tous ces mensonges, omissions, qui lui font des trous partout.
Alors quand un livre lui taille un costard en même temps qu'à TF1, je réquisitionne un temps de mon cerveau pour lire, écouter, m'informer. On y découvre l'envers du décor et c'est pas joli-joli...
Un bouquin qui fait du bien et qui sonne vrai.
J'ai été si passionné que j'ai même mis en stand bye, Gavalda, Chalandon et consorts... et j'ai bien pensé à quelqu'un... dit Jack, dis-moi pas qu'c'est pas vrai ???
Vraiment, quand même, quelle bande de crabes ! (ce dont de vous à moi, on se doutait...)
de qui ça parle... écrit sous un pseudo, voici au jour je jour, le compte-rendu des coulisses de la plus célèbre chaîne de télé française et de son présentateur vedette. Ambiance, ambiance....
04:00 Publié dans Livre documentaire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 13 février 2008
Voyage à l'Elysée, les coulisses du palais
Allez mauvais esprits, je devine ce que vous allez penser... mais ne pensez pas à mal, ce livre est non seulement très beau, mais utile en cela qu'il nous ouvre (en partie j'imagine) les portes de notre patrimoine.
Mais c'est où qu'elle est Carla Bruni ? Loup m'entends-tu, elle y'est pas !!! Et c'est tant mieux !
Les photographies du palais de l'Elysée donnent à découvrir la salle de cinéma, les salons, les cuisines, les garages, la salle du conseil des ministres, ainsi que les métiers cachés du palais : lingères, horlogers, horticulteurs, etc...
A voir.
09:00 Publié dans Livre documentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 11 février 2008
Gomorra (Roberto Saviano) Gallimard, 2007
D'après la légende, l'auteur aurait un contrat sur sa tète et ne se déplace plus sans gardes du corps. Son enquête reprend avec force détail, la nébuleuse Camorra (Gomorra est le mot adapté) dans son aspect économico-politique jusqu'au traitement des déchets qui clôture l'exposé…
Fort bien écrit, l'auteur relate des faits, cite des noms connus de tous, mais en tire chaque fois, la signification.
C'est bien écrit, un peu long, mais passionnant.
Le passage qui m'a le plus intéressé est celui de la mort de ce prêtre qui avait osé les défier et rappeler qu'il n'y avait aucun comportement digne d'un chrétien dans le fonctionnement et l'activité des gangsters (sic !). Pour atténuer la portée de leur acte ignoble, ils n'hésiteront pas, par presse interposée, à salir la mémoire de cet homme d'église courageux...
Roberto Saviano est un journaliste napolitain né en 1979 qui anoblit le journalisme d’investigation ici renforcé par une qualité d’analyse brillante.
Pour vous situer : la camorra est dans une logique d'entreprise et la vision des parrains sont empreintes d'un ultralibéralisme radical. Les règles sont imposées par les affaires, et l'obligation de vaincre la concurrence. Le reste ne compte pas... n'existe pas. Lancer un produit, conquérir des parts de marché, investir dans des secteurs de pointe détenir le pouvoir, dix ans, un an, une heure...
02:35 Publié dans Livre documentaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 19 novembre 2007
Chagrin d’école (Daniel Pennac) Gallimard
Qu’il est bon, pour un ancien cancre (c’est snob aujourd’hui de s’en réclamer), de se sentir aimé, compris… Daniel Pennac, pied au plancher, argumente, commente, disserte, comme un bon élève qu’il est devenu.
Son livre, sur la douleur d’être cancre, la peur d’apprendre, sur le sentiment d’exclusion et l’amour de l’enseignement, est touchant, intéressant voire didactique, et réussit la prouesse de n’être jamais enquiquinant.
Pour moi, qui n’a pas le point de vue ni l’analyse d’un prof, ce qu’il dit m’enthousiasme : rien, non rien n’est perdu, jamais. Pour personne. Et ça fait du bien de l’entendre.
Et rien que pour ça, agréable à lire.
Juste, et si je peux me permettre, une petite réserve sur le dernier chapitre et l'importance de l'amour. Sans doute le passage essentiel mais sans doute aussi le moins réussi...
« (...)Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier. (...) réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d’ailleurs aucune activité parascolaire. » [tout moi ça !]
A la place d'Hélène, je lui mettrais largement la moyenne.
A lire également Dasola...
11:55 Publié dans Livre documentaire | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mardi, 20 mars 2007
Comment parler des livres que l’on n’a pas lu ? (Pierre Bayard, Les éditions de Minuit)
Il n'y a pas si longtemps, Ronan m'a convaincu de lire le 1er James Bond. Il a trouvé les mots, les arguments avec lesquels il avait piqué ma curiosité. Quel talent !
Dans la floraison de blogs littéraires, il en va de même. Pourquoi telle critique plutôt que telle autre quant on connaît la qualité de la plupart ?
Donc, je m'interroge souvent : ai-je réussi à donner envie de lire tel livre ? Le fait de l'avoir lu est-il (toujours ? souvent ? jamais ?) un avantage ? Ce n'est vraiment pas si évident...
Bon dans celui-ci, il s'agit de briller en société, ce dont, vous en conviendrez, vous et moi on se fout !!!
Mais son intérêt est de pourfendre certains lieux communs. De s'interroger. Par exemple :
Comment (bien) parler d'un livre que j'ai lu qui affirme qu'on parle mieux des livres qu'on n'a pas lu...
En effet, "Comment parler des livres que l’on n’a pas lu ?" et bien en parler ?
Selon Oscar (Wilde) : « je ne lis pas les livres que je critique, je me laisse tellement influencer ! »
On peut dire également que, "Pour donner son opinion d'une bouteille de vin, il n'est pas utile de boire le tonneau !"
Pas faux !
L’étude des différentes manières de ne pas lire un livre, des situations délicates où l’on se retrouve quand on doit en parler et des moyens à mettre en œuvre pour se sortir d’affaire, montre que, contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible d’avoir un échange passionnant à propos d’un livre que l’on n’a pas lu, y compris, et peut-être surtout, avec quelqu’un qui ne l’a pas lu non plus.
Pas faux non plus !
D'ailleurs, au cours d'une formation à la lecture rapide, grand mon étonnement quand il m'a fallu admettre qu'on ne lisait pas moins bien quand on lisait vite ! Car, toujours selon Oscar (Wilde) : « la bonne durée pour lire un livre : 6mn ! »
Ce qui m'a passionné, c'est la relation au livre… Car il en est du livre comme d'autres choses, parler d’un livre c’est parler de soi... Ce qui m'a passionné, c'est de s'interroger sur les livres que l'on croit avoir lu, que l'on se garde de dire que l'on a pas lu, que l'on a oublié, et de la culpabilité qui en découle...
Voilà..., plus bavard qu'à l'habitude (moi qui aime la concision), je reste néanmoins sceptique sur le fait de vous avoir donné envie de lire celui-ci. Et pourtant...
Pas grave. Tant pis. Pas grave. Tant pis. Tant pis. Pas grave...
11:40 Publié dans Livre documentaire | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 12 mars 2007
dieux et deesse de l'inde de stéphane Guillerme (édition almora, 2006)
Magnifique, magique, elfique... Où les dieux de l'Inde sont présentés selon l'imagerie indienne (très kitch of course) et en quelques mots (une page). Vous ne confondrez plus ni Ganesh, ni Kâli, vous saurez quelles forces possèdent Hanuman ou l'intransigeante Durgâ... Les temples et gourous, pèlerinages et mandalas n'auront plus de secret pour vous; ni Bouddha, ni l'Islam, ni Jésus renommé Jésus d'Inde, qui complètent ce riche panorama d'un voyage au pays de la foi...
Le serpent, la vache sacrée, la bhgavad-Gîtâ et le mantra Ôm sont du voyage, dans une explosion d'imageries colorées dignes des meilleurs boollywood... Sacré tour de force !
A mon sens le livre indispensable à tout amateur et tout amoureux de ce pays et de cette culture.
Et pour les autres, un voyage extra-ordinaire de dépaysement sans sortir de chez vous. Une vraie porte d'entrée.
Ah la magie des livres parfois...
10:23 Publié dans Livre documentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 03 octobre 2006
JFK, autopsie d'un crime d'Etat (W. Reymond, 1998)
Vous êtes, comme la moitié des américains, convaincu de la thèse de l'homme seul qui aurait tué JFK ? Lisez immédiatement ce livre ! Non seulement il revient sur les les moindres disfonctionnements de l'affaire mais démonte un par un les nombreux trucages.
Entre autres :
1) Lee Oswald était un leurre qui aurait aidé une équipe de tueurs (mais ne serait actif ni dans l'attentat ni dans la mort du policier peu avant son interpellation).
2) Plus fort : le corps de JFK a été subtilisé et un autre mort a servi à l'autopsie ! Nous savons grâces aux nouvelles technologies, que les radiographies post-mortem ont été truquées. Plus fort encore : l'implantation des cheveux visibles sur certains clichés mortuaires ne sont pas ceux de JFK.
3) Le film de Zapruder est truqué ! Il a subi des recadrages et des coupes...
Terrifiant ! Ce livre apporte un complément au film d'Oliver Stone, JFK, en cela qu'il s'égare moins dans les méandres et les difficultés rencontrées par Garrison. Ici, tout est concentré sur les seules journées du 22 novembre et celles qui ont immédiatement suivi.
Et on se dit : "c'est terrible !" Certains n'ont reculé devant rien. Mais alors... vraiment rien !
Et l'on pense à aujourd'hui... Serait-il possible encore aujourd'hui... non, sûrement que non ! On voit mal un homme haut placé... je sais pas moi... envahir un pays juste pour... je sais pas moi, piquer du pétrôle !
Cette thèse, reconnaissez-le, n'est pas crédible...
Comme ne l'était pas l'implication des plus hautes sphères de l'état, à l'époque : CIA, Hoover* (une belle ordure celui-là), et même Johnston, le président intérimaire qui sourit dans l'avion d'"Air Force one" quand un ami lui adresse un clin d'oeil, juste après l'assassinat de JFK, et alors que le peuple américain (et le reste du monde) est sous le choc...
* Hoover, le directeur en chef du CIA, moralisateur lié à la mafia, attaquait Martin Luther King sur sa vie dissolue (il aimait les femmes et ne s'en cachait pas) alors qu'on sait aujourd'hui que lui, Hoover, aimait les petits garçons...
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lundi, 21 août 2006
Les femmes qui lisent sont dangereuses (Laure Adler - Stefan Bollmann, Flammarion 2006)
Les femmes qui lisent sont dangereuses...
j'en étais sûr !!! Les femmes [qui lisent] sont dangereuses... oui, les femmes sont dangereuses... mais les femmes qui lisent le sont d'autant plus qu'elles lisent, immobiles, en apparence tranquilles...
Ce sublime voyage est une découverte de l'image qu'elle soit peinture, gravure ou photographie), de la lecture aussi. Nous sommes invités à entrer dans ce qu'elle (l'image) nous donne à voir, et qui est (brillamment) commentée. C'est vous qui lisez une image de lectrice(s) !
Agrémenté d'anecdotes historiques (sur le tableau, sur la lectrice ou sur l'artiste), ce voyage décrypte notre rapport au livre, la fonction de celui-ci. Le rapport intime (cadre serré où parfois un homme ou des enfants se tiennent tout près, mais également debout près d'une porte, d'une cheminée); le rapport distancié (la lectrice ne regarde plus le livre), ou franchement détaché (où rarement l'objet n'est plus regardé); la lectrice est donc souvent seule, mais pas toujours. Les facettes sont si multiples qu'on pourrait les croire infinies.
Moi, qui ne suis qu'un homme, je lis le matin, dans le calme du petit-déjeuner.
Et vous, comment lisez-vous ?
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mercredi, 14 juin 2006
Une famille au secret le président, Anne et Mazarine
Les dessous de la politique sans frapper dessous la... ceinture ! (ouah, ouah... je suis assez fier de celle-là...) En fait, deux journalistes (l'une au Monde, l'autre à Gala -cherchez l'erreur -) enquêtent sur Mitterand face cachée (ah bon, il avait une face éclairée ?), de sa relation avec sa fille Mazarine. Une époque ressurgit...
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