vendredi, 18 septembre 2009

Des pieds et des mains (Bernard Stiegler, Bayard 2006)

Des pieds et des mains.jpgUn peu de philo n'a jamais fait de mal... surtout lorsqu'il s'adresse à des enfants... à priori , on a plus de chance de comprendre... Celui-ci, conçu en 2 parties, développe des réflexions qui m'ont intéressées (la télé, la paresse, le désir de l'homme d'atteindre ses limites, de s'élever...). Bref, un petit bouquin bien foutu qui m'a énormément captivé dans sa 2è partie, sans doute à cause de la forme question-réponse plus dynamique. Une jolie découverte.

ps : Bernard Stiegler philosophe français atypique qui a fait de la prison pour braquage de banque.

dimanche, 13 septembre 2009

Citations historiques expliquées... (JP Roig, Eyrolles 2009)

Citations historiques expliquées.jpg...des origines à nos jours", par 150 citations commentées, ce recueil retrace en ordre chronologique, quelques épisodes de l’histoire mondiale. Replacée dans son contexte, puis expliquée, chacune des citations nous résonne à l'oreille, telle : "L'amour triomphe de tout" jusqu'à "Nous allons terroriser les terroristes" en passant par "Responsable mais pas coupable", on réalise : 1) que certains (beaucoups) ne citent pas les sources (et ont piqué honteusement à d'autres leur citation) et 2) que parfois il vaut mieux fermer sa gueule !                                                                                                             Bref ! une lecture d'été divertissante qui ouvre des pespectives historiques, géographiques, politiques... car certaines nous disent bien quelque chose mais... et ça peut toujours servir dans un dîner ou aider à gagner des camemberts ou remporter à "Qui veut gagner des millions ?" !

vendredi, 14 août 2009

Socrate, Jésus, Bouddha (Frédéric Lenoir, Fayard 2009)

 Socrate, Jésus, Bouddha.gifUn vrai bon livre qui détend et instruit... et qu'on est bien en compagnie de ces trois êtres (je n'ose pas dire hommes) d'exception. (L'auteur sait habilement passer de  l'un à l'autre et j'ai appris énormément de choses (mes lacunes  concernaient plutôt Socrate) sur leur vie, leur enseignement, les convergences et les divergences de ceux-ci. Une leçon à la fois d'histoire, de philosophie et donc d'intelligence, ça a failli être trop pour moi. Mais nnon, au final, j'en  aurai presque redemandé...
L'auteur, nous dit-on, est philosophe, directeur du Monde des religions, romancier et dramaturge. Et visiblement il sait de quoi il parle...

ah ! j'aime bien cette phrase (p.155) : "l'important n'est pas de vivre , mais de vivre selon le bien." Socrate.

lundi, 17 novembre 2008

Ma grand-mère avait les mêmes : les dessous affriolants des petites phrases

Ma grand-mère avait les mêmes.gif...de Philippe Delerm. En courts chapitres à l'instar de la "1ère gorgée de bière...", les petites phrases toutes faites sont ici défaites par Philippe Delerm : analysées, décortiquées, intellectualisées. Derrière, se cachent des sentiments, des non-dits, des pensées voilées qu'il s'essaie de mettre à jour. Parfois il fait mouche, parfois non. C'est suffisamment léger pour ne pas m'avoir agacer comme m'agacent souvent ces gens qui, à force de couper les mots en quatre, finissent pas ne plus pouvoir communiquer du tout, à l'image de ce mélomane rencontré un jour et qui ne parlait plus que des ces enceintes et plus du tout de musique...
C'est plutôt divertissant, s'oublie vite, mais il m'en restera un joli souvenir de dégustation.

lundi, 20 octobre 2008

Compostelle, carnets d'une renaissance

Compostelle.jpgMoi, un jour, j'aimerais faire le chemin qui mène à Saint-Jacques. Et même si ça parait bizarre à mon entourage, il me plait de me projeter sur ces chemins, libre comme l'air, ou presque (on peut toujours rêver...).
Résumé : Jean Mouillot, franc-maçon retraité et désabusé, entame à soixante ans le pélerinage qui le mène de Vézelay à Saint-Jacques-de-Compostelle. Jour après jour, il raconte ses tribulations et ses rencontres, partage ses réflexions tout au long de ces trois mois de marche et quelques quatre millions de pas effectués !...
C'est vrai que les réflexions d'un bon bourgeois qui plus est franc-maçon et quelque peu soupe au lait, ont de quoi agacer. Mais outre les considérations un peu vides, on ressent l'effort et on partage les quelques péripéties du chemin. Ce "jour après jour" éclaire un peu l'entreprise et en donne un (joli) aperçu. C'est déjà pas si mal.

mardi, 20 mars 2007

Comment parler des livres que l’on n’a pas lu ? (Pierre Bayard, Les éditions de Minuit)

Il n'y a pas si longtemps, Ronan m'a convaincu de lire le 1er James Bond. Il a trouvé les mots, les arguments avec lesquels il avait piqué ma curiosité. Quel talent !
Dans la floraison de blogs littéraires, il en va de même. Pourquoi telle critique plutôt que telle autre quant on connaît la qualité de la plupart ?

Donc, je m'interroge souvent : ai-je réussi à donner envie de lire tel livre ? Le fait de l'avoir lu est-il (toujours ? souvent ? jamais ?) un avantage ? Ce n'est vraiment pas si évident...

Bon dans celui-ci, il s'agit de briller en société, ce dont, vous en conviendrez, vous et moi on se fout !!!

Mais son intérêt est de pourfendre certains lieux communs. De s'interroger. Par exemple :
Comment (bien) parler d'un livre que j'ai lu qui affirme qu'on parle mieux des livres qu'on n'a pas lu...
En effet, "Comment parler des livres que l’on n’a pas lu ?" et bien en parler ?
Selon Oscar (Wilde) : « je ne lis pas les livres que je critique, je me laisse tellement influencer ! »
On peut dire également que, "Pour donner son opinion d'une bouteille de vin, il n'est pas utile de boire le tonneau !"
Pas faux !
L’étude des différentes manières de ne pas lire un livre, des situations délicates où l’on se retrouve quand on doit en parler et des moyens à mettre en œuvre pour se sortir d’affaire, montre que, contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible d’avoir un échange passionnant à propos d’un livre que l’on n’a pas lu, y compris, et peut-être surtout, avec quelqu’un qui ne l’a pas lu non plus.
Pas faux non plus !
D'ailleurs, au cours d'une formation à la lecture rapide, grand mon étonnement quand il m'a fallu admettre qu'on ne lisait pas moins bien quand on lisait vite ! Car, toujours selon Oscar (Wilde) : « la bonne durée pour lire un livre : 6mn ! »

Ce qui m'a passionné, c'est la relation au livre… Car il en est du livre comme d'autres choses, parler d’un livre c’est parler de soi... Ce qui m'a passionné, c'est de s'interroger sur les livres que l'on croit avoir lu, que l'on se garde de dire que l'on a pas lu, que l'on a oublié, et de la culpabilité qui en découle...
Voilà..., plus bavard qu'à l'habitude (moi qui aime la concision), je reste néanmoins sceptique sur le fait de vous avoir donné envie de lire celui-ci. Et pourtant...
Pas grave. Tant pis. Pas grave. Tant pis. Tant pis. Pas grave...