mardi, 22 septembre 2009

Anne Sylvestre, Théâtre du Trianon en 2007

anne sylvestre.jpg...et même si elle a un peu vieilli, même si elle n'est pas jolie, même si sa voix ne porte pas dans les octaves du haut ni celles du bas, même si ce n'est pas la Anne Sylvestre des fabulettes mais celle de la nostalgie et de l'intelligence, et même si c'est difficile de convaincre les autres, surtout ceux qui ne sont pas convaincus... je dirai : Excusez, mais on n'est plus habitués aux chansons qui ont du sens et qui tissent une toile bien jolie, "y'a des trous dans la grand voile, oui mais... si un jour on les reprisait, on n'y verrait plus les étoiles, jamais !" C'est vrai à entendre diadème et indigo, on en ressortirait presque le dico. Ses thèmes sont vastes : immigration, tolérance, enfance (la sienne a été douloureuse, son père était un collabo...)... mais son humour qui ne veut sauver les apparences, les met, bien au contraire, en évidence... Elle aborde avec simplicité, des thèmes profonds qui fait que c'est "Pour les adultes, mais pas seulement". Et pour finir, j'aime ce genre de phrases qui me reste dans la tête pendant des heures : "...et je vous aime, cap au nord, avec les moyens du bord..." C'est vrai qu'on fait jamais que ce qu'on peut, mais elle, Anne, avec ses moyens, elle le fait bien !

mercredi, 09 septembre 2009

Le petit fugitif (de Ray Ashley, Morris Engel et Ruth Orkin)

petit fugitif.jpgDans les années 50 dans un quartier pauvre de New York, on fait croire à Joey, l'embarrassant petit frère, qu'il a tué son aîné et risque la chaise électrique. Il s'enfuit donc et erre à Coney island, dans un parc d'attraction. Là, redevenant le petit garçon de 8 ans qu'il est, il s'oublie et oublie la tragédie... 
Génial ce film ! A voir ! Et à découvrir en bande originale, - rassurons les plus hostiles aux sous-titres, les dialogues sont peu nombreux- car tout passe par les situations, les regards et l'oeil magique, tendre et empathique de ce réalisateur-photographe. La spontanéité et le naturel du petiot accentue la crédibilité du film. Sa bouille édentée, tantôt souriante, tantôt déconfite, vous fera littéralement craquer. Une perle, je vous dis ! François Truffaut revendiquera l'influence de ce film précurseur de la Nouvelle Vague, véritable bijou négligé par l’histoire du cinéma. Il marque pourtant les débuts du film indépendant (j'ai tout suivi les bonus) américain et de l'un de ses plus éminents représentants, John Cassavetes. Par la magie d'une caméra à hauteur d’enfant, le long métrage oscille constamment entre documentaire urbain et aventure naïve. Filmé en extérieurs par une équipe réduite au maximum, la simplicité de l’intrigue restitue une époque et une atmosphère qui vous fera fondre de bonheur...

vendredi, 05 juin 2009

Le roi et le clown (Lee Jun-Ik)

le-roi-et-le-clown.jpg♥ Film sud-coréen. Genre : Drame, Historique Mon avis : admirable… les mots me manquent…

sujet : Corée, 16ème siècle, la dynastie Chosun règne en maître sur le territoire. Jang-seng et Gong-gil sont deux comédiens qui travaillent ensemble sur les routes du pays. Ils se produient à Séoul dans l'espoir de devenir riche. Là-bas, ils se font arrêter au cours d'un spectacle pour avoir insulté le Roi. Jang-seng propose alors un pari fou : s'ils arrivent à faire rire le Roi, ils seront libres...

Sorti en 2005 en Corée du Sud, il y a triomphé avec plus de 12 millions d'entrées. Ce film m'a emporté par sa subtilité, sa verve, les messages qui y sont distilés. Les comédiens sont un peu acrobates et le fil sur lequel ils jouent, symbolisent leur outil de travail et revient à plusieurs reprises dans le cours de l'histoire. Tout comme les relations, les drames, les sentiments qui se nouent. Les comédiens sont excellents et l'un d'eux est d'une beauté ! Film intense, drôle, magnifique, émouvant, "le roi et le clown" est une perle, un véritable chef d'oeuvre qui mérite que tout bon cinéphile s'y intéresse...

vendredi, 22 mai 2009

Le cahier (Hana Makhmalbaf )Tf1

cahier.jpg Dans le genre coup de coeur pour une petite perle trouvée dans le désert de la culture, voici cet incroyable film-docu qui dresse un panorama d'une société archaïque en décomposition, où seule l'entêtement d'une admirable petite fille pourra sauver le peu d'humanité qu'il reste ici bas.
C'est tout simple, une histoire linéaire où les enfants sont, pour la plupart assez naturels, et qui dénonce bien mieux que de longs et affligeants discours (suivez mon regard).
Thème : l'enfance, les talibans, la bêtise, les ravages de la guerre... Genre : comédie dramatique
Résumé : Sous les anciennes statues géantes de Bouddhas détruites par les Talibans, des milliers de familles tentent de survivre dans des grottes. Baktay, petite fille de 6 ans, entend son voisin réciter l'alphabet. Elle se met alors en tête d'aller à l'école, quitte à braver tous les dangers...
Mon avis : poignant
J'ai aimé : coup de cœur

samedi, 09 mai 2009

Le violon (Francisco Vargas) DVD bodega

violon.jpgThème : Mexique, totalitarisme, rebellion Genre : drame
Résumé : En Amérique du sud, le granp-père, père et fils jouent de la musique et chantent pour récolter quelques pièces. Lorsqu'ils s'en reviennent, le village est envahie par l'armée qui frappe, tue les paysans et incendie les maisons…
Mon avis : une esthétique noir et blanc, avec une entame (scène violente de torture et viol) pour mettre dans "l’ambiance" puis une suite qui donne dans la subtilité, sans surcharge ni raturage. D'une incroyable force. Magique !
Car il y a de la poésie dans l’air et elle imprègne chaque plan, chaque visage… (Plutarco, le violoniste octogénaire, est interprété de façon magistrale par Angel Tavira, acteur non professionnel). Et son duel avec le Capitaine, tout musical et plein de sous-entendus qu'il soit, offre des moments de grande intensité, au-delà de la représentation de la rencontre avec le bourreau. Un film intense dont l'esthétique brutale sert la critique sociale.
J'ai aimé : coup de cœur, coup de coeur !!!

mardi, 05 mai 2009

Beaufort de Joseph Cedar

neaufort.jpgPour une fois qu'on peut voir des soldats intelligents, sensibles, humains... et pas des boeufs braillards et agressifs, ne ratez pas ce film israëlien tout en nuances et subtilités.
Résumé : Dans l'ancienne forteresse de Beaufort située au Liban, l'armée israélienne maintient un avant-poste, symbole de l'une de ses guerres les plus contestées. Sur cette montagne, un jeune homme, Liraz, commande la garnison. Entre sens du devoir et jeunesse, entre ennemi invisible et contexte militaire lié au retrait de Tsahal après dix-huit ans d'occupation, Liraz et ses hommes essaient tant bien que mal de remplir leur mission impossible...
COUP DE COEUR !

voilà ce qu'en disait dasola en avril 2008 : "J'ai été fascinée par Beaufort de Joseph Cedar, Ours d'argent du meilleur réalisateur au dernier festival de Berlin. Il ne se passe pas grand-chose dans cet ancien château du temps des Croisés où stationnent un bataillon de jeunes Israéliens en attendant leur retrait. Nous sommes en 2000 au Liban. Malheureusement, avant leur évacuation, des missiles et roquettes sont tirés, provoquant des pertes humaines au sein du groupe. Les deux heures du film passent très vite et on arrivent à s'attacher à ces jeunes qui attendent. On ne voit pas l'ennemi, on ne fait que l'entendre. J'ai entendu récemment que cela faisait penser au Désert des Tartares de Dino Buzzati (c'est assez vrai)."

vendredi, 01 mai 2009

La grande séduction (JF Pouliot)

La grande séduction.jpgAutre pépite, québécoise celle-ci. Le ton est burlesque. Le film démarre lentement, avant de prendre sa vitesse de croisière. Et l'on tombe sous le charme de cette comédie vivfiante.

résumé : Un petit village portuaire, Sainte-Marie-La-Mauderne, les habitants, autrefois de fiers pêcheurs, sont maintenant contraints de vivre des allocations gouvernementales. Au fil des chèques de prestations sociales, la fierté des villageois s'effrite et laisse place à la morosité, la torpeur et le désespoir. Germain, un des habitants, décide de prendre les choses en main. Afin de répondre aux exigences d'une entreprise qui cherche à y implanter une petite usine, il doit attirer un médecin dans le patelin. Mais qui oserait venir se perdre dans une bourgade aussi reculée ? ET lorsqu'il "décroche" un gogo, encore faut-il le séduire...

mercredi, 29 avril 2009

Tabarly, un film de Pierre Marcel

tabarly.jpgThème : la navigation Genre : film documentaire
Résumé : "On souhaite s’approcher de ceux que l’on admire, pour les écouter, les connaître. Mais ces hommes-là ne racontent pas leur histoire, ils la vivent."
Et on n'est pas déçu par la rencontre. On découvre un type hors norme du marin et son extrême sensibilité. Ce qui frappe c'est sa modestie, sa timidité, son intelligence qui lui fait répondre sans détour à des journalistes aux questions bêtes et qui le feront passer pour un ours alors que ce n'était qu'un loup. Un gentil loup de mer...
S’appuyant sur une documentation unique d’archives radiophoniques et audiovisuelles, françaises et étrangères, professionnelles et amateurs, inédites pour la plupart, le documentaire fait revivre les courses au large, les arrivées en solitaire ou en équipage, au long des trente cinq années de suprématie des Pen Duick sur toutes les mers du monde.
Tabarly : la symbiose entre un homme, un bateau et la mer.
sur une douce musique de Yann Tiersen
Mon avis : Coup de coeur !

dimanche, 12 avril 2009

Waitress d'Adrienne Shelly

waitress.jpgAh ces fous de ciné tels Mister movie. Bénis soient-ils ! Je m'explique : ils vous font découvrir de petites pépites au milieu d'une marrée de sable. Exemple : il vous parle d'un film... inconnu au bataillon ! "Regarde-le tu verras... " On regarde, docile. Alléluia ! C'est une merveille ! Mieux, la pépite possède la vertu du partage, c'est à dire que vous pouvez soit la garder pour vous, soit vous enrichir en rendant heureux quelqu'un d'autre. C'est ce que je m'empresse de faire à mon tour. Trouvez ce petit bijou de drôlerie, cette oasis de bonne humeur car vous entendrez une petite musique subtile et grinçante, où sont évoqués tout à tour l'adultère, la violence conjugale, la maternité, et j'en passe... Vous partagerez le quotidien de gens grossièrement dessinés mais jamais caricaturaux; un tour de force ! Et surtout, vous ne regretterez pas de partager cette vie kitsh à souhait (les costumes, la déco...), 1h28 durant... car ce n'est que du bonheur !
Résumé : Jenna, serveuse chez Joe’s Diner, est appréciée des clients pour son gracieux sourire et ses succulentes tartes. Mais Jenna est affligée d’un mari comme on n’en fait (presque ?) plus et tombe enceinte de lui. Elle se rend alors chez le nouveau gynécologue, le charmant Docteur Pomatter...

Des répliques qui font mouche : Jenna, désespérée, dit "Moi les seuls gens que je connais ne méritent pas d'être connus !"

Ps : Adrienne Shelly, la réalisatrice (décédée en 2006), est l'une des trois serveuses...

jeudi, 26 février 2009

Mon cher petit village (Jiri Menzel)

mon cher.gifGenre : comédie burlesque. Ce film est une petitre perle ! du genre qu'on a envie de faire découvrir...
Ce film en VO (tchèque) des années 80, évoque un petit village et trace le portrait d’une communauté agricole composée de personnages pittoresques liés les uns aux autres par d’étranges et divers rapports affectifs. Prétexte à une peinture rurale « haute en couleur » d’un pays sous le joug du collectivisme, la tendresse avec laquelle le cinéaste brosse ce tableau fait indéniablement penser aux plus grands, tels Tati, laurel et Hardy, voire Chaplin ou Keaton…

Résumé : Ota, ouvrier un peu naïf, vit dans la maison qu'il a héritée de ses parents, dans son petit village de Bohème. Son patron, Praguois, voudrait bien se l'approprier pour en faire une luxueuse maison de campagne et lui propose en échange un appartement dans la capitale. Tout le village se ligue contre ce marché de dupe, chacun pour des raisons qui lui sont propres…
J'ai aimé : coup de coeur

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