vendredi, 06 novembre 2009

Jan Karski de Yannick Haenel (Gallimard, 2009)

jean karski.jpgBof, ça m'a pas emballé des masses... Drôle de livre que ce roman qui n'en est pas un. L'auteur réprend un livre et le commente. Des passages m'auront intéressé : la solitude, l'isolement de la Pologne désignée comme bouc émissaire du massacre des juifs, la violence feutrée de la société américaine rendue sourde... c'est à peu près tout et déjà pas si mal...

résumé : Voici le destin d’un courrier du gouvernement polonais en exil. En 1942, à l’âge de vingt-huit ans, après avoir visité par deux fois le ghetto de Varsovie, la Résistance polonaise le charge de prévenir les Alliés et d’ébranler les consciences. En vain...

mardi, 27 octobre 2009

Seville 82 (Pierre Louis Basse)

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On dit que les anciens se souviennent de ce qu'il faisait le jour où John Fitzgerald Kennedy fut assassiné à Dallas. Et du jour où l'homme mit un petit pied sur la lune quand l'humanité en faisait un grand. Ainsi, nous nous souvenons tous de cet instant où les Twins Tower sont tombées. Il est des images qui ne s'effacent pas, qui ne s'oublient pas.

D'autres, footballeurs mais pas seulement, se souviennent de ce match perdu par les français en demi-finale de coupe du monde contre les allemands. Plus encore de ce sentiment d'injustice... Pierre-Louis Basse nous fait revivre le match en y mêlant habilement philosophie ou musique allemande, dépassant ce seul cadre pour nous faire revivre une époque et une épopée. De la fin de celles-ci car, comme il le souligne, rien ne sera plus comme avant. C'est vrai. C'est juste. Et c'est surtout passionnant ! Même si je n'e partage pas toutes les réflexions exposées, j'aurais eu envie, comme avec un vieux pote, de refaire le match avec lui . Il est vrai que, ce soir-là, tous les éléments de la tragédie avaient été réunis...

samedi, 24 octobre 2009

Pelé est Dieu

Pele_Air.jpgC'était le temps famélique des retransmissions de foot en noir et blanc.

Mon père me réveillait à minuit passé et moi, retenu par mes rêves, je me rendormais.

Mais la finale eut lieu en plein jour et au jour J, le roi s'éleva dans les airs, y resta pour plusieurs secondes, sans doute une éternité, et marqua le premier but de son équipe. Plus fort encore, il offrit le dernier but à son capitaine monté en attaque; il l'avait vu venir derrière lui et lui offrit une merveille de passe. Car il avait des yeux derrière la tête. Il était Dieu.

Et les footballeurs découvrirent que leur Dieu était noir.

lundi, 19 octobre 2009

19 secondes 83 centièmes (Pierre Louis Basse)

19 secondes.jpgPour les ignares dont je fais partie, ou ceux qui n'écoutent pas la radio dont je fais partie aussi, Pierre Louis Basse est journaliste à Europe 1. Son livre évoque un évènement connu de tous : celui de la folle course de deux américains qui sur le podium, (l'un finit 1er, l'autre 3è), lèveront le poing et baisseront la tête à la levée du drapeau de leur pays. Pierre Louis entame un étonnant voyage dans le temps et nous emporte dans ses souvenirs. C'est magnifique d'intelligence. La sensibilité qui accompagne généralement celle-ci, prend les traits ici de son père, prof de gym et militant communiste à une époque où tous les rêves étaient encore permis...

résumé : Marqué par la victoire de Tommie Smith aux Jeux Olympiques de 1968 et par la manifestation sur le podium de son refus de la ségrégation, les deux coureurs noirs américains, bras tendu et poing ganté de noir, l'auteur se souvient de la fin des années 1960. Il se souvient de la mort de Martin Luther King, des chansons de Joan Baez et Bob Dylan, de la guerre du Vietnam...

"19 secondes 83 centièmes c'est un instant mais ce jour-là, ils allaient courir pour l'éternité."

vendredi, 16 octobre 2009

Les heures souterraines (Delphine de Vigan)

Les heures souterraines.jpg

C'est chouette un écrivain qui ne vous déçoit pas ! Après la précarité (No et moi), l'adultère (Un soir de Décembre), l'anorexie (Un jour sans faim) et un autre qui ne m'aura laissé aucun souvenir (Les jolis garçons), l'écrivain expose avec sa justesse habituelle, les turpitudes du harcèlement. Son écriture est comme une goutte d'eau qui tombe : lumineuse, précise, impeccable. Avec juste ce qu'il faut de clarté, le parfait équilibre est atteint dans une économie de mots. "Ca se lit vite", dit-on, et c'est une immense qualité pour moi que cette légèreté; là où d'autres en auraient fait des tonnes, des pesanteurs de mammouths, elle distille une grâce dans la vérité qu'elle assène avec une précision chirurgicale. Car, pour avoir été confronté, d'une part à la vie d'une entreprise et d'autre part au harcèlement, j'ai été bluffé par la pertinence de son regard et la précision de son trait. Sûrement les cadres de grandes entreprises devraient baser leurs séminaires souvent idiots sur ces écrits. L'humanité y gagnerait sans doute et certains dirigeants ne diraient pas de telles âneries en évoquant "le suicide comme une mode"...

résumé : Dans son entreprise, Mathilde subit un harcèlement. Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Ils ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser...

P162 : Elle se demande si l'entreprise n'est pas le lieu privilégié d'une mise à l'épreuve de la morale. Si l'entreprise n'est pas, par définition, un espace de destruction. Si l'entreprise, dans ses rituels, sa hiérarchie, ses modes de fonctionnement, n'est pas tout simplement le lieu souverain de la violence et de l'impunitéCQFD car se poser la question est bien évidemment y répondre !

mercredi, 14 octobre 2009

La phrase du jour

lagerfeld.jpg"Je ne juge jamais les gens sur leurs vêtements"

Karl Lagerfeld, toujours couturier, souvent drôle, parfois philosophe et intelligent.

vendredi, 09 octobre 2009

d'humeur (très) noire

humeur.jpgAujourd'hui j'ai décidé d'être raciste. De pas aimer les alliens. Enfin pas tous les alliens, seulement ceux qui sont trop nombreux.

Puis j'ai décidé d'aimer les petits garçons. Ou les petites filles. De préférence les pauvres. Et d'attendre la prescription.

Et tant que j'y suis je vais me suicider. C'est à la mode et bien plus efficace que la grippe A.

En attendant, je vais aller vomir...

jeudi, 08 octobre 2009

Le petit Nicolas

petit nicolas.jpgSachant que le film se fait allègrement masacrer, je tenais à signaler que moi, j'ai bien aimé !

Il est vrai que je ne "connais" pas le Petit Nicolas (il ne fait pas partie de mon univers enfantin comme Lucky Luke ou Astérix) et que d'autre part, c'est l'une des femmes de ma vie (qui a 12 ans) qui m'a contraint à l'accompagner. Inutile donc d'ajouter, mais je l'ajoute quand même, que je me devais d'apprécier l'instant.

Mes réserves porteront sur le jeu moyen des jeunes acteurs qui récitent de superbes dialogues d'Alain Chabat (ce n'est pas le seul mais on sent sa patte) et surtout sur l'erreur de casting concernant Valérie Lemercier, peu convaincante en maman poule. Kad Mérad n'est pas un très grand acteur, ce qu'on savait déjà. Seule Kimberlain échappe au massacre, par un jeu tout en délicatesse, qui la rend si crédible en jeune instit' (très) coincée... Par contre, le scénario tient le pavé et les films en costume d'époque me font vraiment craquer...

vendredi, 02 octobre 2009

L'anglais n'est pas une langue magique de Jacques Poulin

 'anglais n'est pas une langue.jpgRetrouver un bon livre de Poulin, c'est comme retrouver un bon ami, au fin fond du Québec dans une cabane en bois. La cheminée vous apporte un peu de ce réconfort qui font les grandes amitiés. C'est tout simple. Comme le bonheur. Il nous parle d'"un homme qui est un lecteur professionnel (drôle de métier). Il a pour grand frère un écrivain célèbre pour qui il éprouve une grande admiration. Un jour, il a rendez-vous chez une femme pour une lecture. Mais elle n'est pas présente..."

Comme le dit si bien Sylire, l'intrigue est accessoire. Primordiale est l'ambiance. Sans aucun doute, les inconditionnels ne seront pas déçus. Les autres devront sans doute en avoir lu d'autres (la tournée d'automne ou Wolksvagen blues) avant de s'attaquer à celui-ci.

Moi j'y retrouve de l'humanité, une écriture chaleureuse sans esbrouffe, une simplicité talenteuse qui n'aurait plus rien à prouver. A croire que Jacques Poulin n'a jamais rien eu à prouver. C'est pour ça que j'aime sa littérature et qu'elle ne m'ennuie jamais.

vendredi, 25 septembre 2009

Les rues de sables (Paco Roca, Delcourt)

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L'auteur du fabuleux Rides (qui traitait de la maladie d'Alzheimer) récidive avec une Bd très originale, où le personnage principal, à l'instar d'Alice de Lewis Caroll, se perd dans les méandres d'une ville. Il y rencontre des individus loufoques, un monde de rêves à défaut d'être rêvé. C'est vraiment extra, imaginatif, enthousiasmant. Car c'est l'état dans lequel je suis à la sortie de cette lecture. Car l'auteur, une fois le lecteur captivé, ne le lâche plus et le guide dans un parcours enchanteur dont il ressort émerveillé... (à noter que c'est plutôt une bd pour les adultes)

mardi, 22 septembre 2009

L'Armée du crime de Robert Guédiguian

L'Armée du crime de Robert Guédiguian.jpg
Depuis "Marius et Jeannette", le bon Robert avait été, je trouve, bien inconstant. Mais il reste un grand réalisateur et le prouve ici, avec un sublime film qui fait renaître une France occupée de bus verts et de métro tout en bois. Une reconstitution minutieuse qui (c'est rare dans la production française) ne cherche pas l'épate. On ne montre pas nécessairement en gros plan le beau camion qui a coûté la peau des fesses et on ne "travelle" pas sur la rue où chaque détail doit se voir tant on est content de l'effet que ça fait. Non, ce film présente, en petites touches, le calvaire d'hommes et de femmes en proie à leur révolte, leur idéal, leur humanité. Et leur lâcheté. Ou leur inhumanité. Le spectateur est parti prenante : il réagit, comprend, rejette... mais se demande souvent ce qu'il aurait fait. Car le tour de force de Guédiguian est de concerner le spectateur sans que celui-ci se sente obligé de juger. C'est une leçon d'histoire tout autant qu'une leçon de cinéma.
Et je retiendrais le rôle de ce toujours trop bon Daroussin. Français très-moyen témoin de tortures, il ne peut que réagir. Et on assiste, témoin à notre tour de cette ignominie qui avait pour nom la collaboration.

Anne Sylvestre, Théâtre du Trianon en 2007

anne sylvestre.jpg...et même si elle a un peu vieilli, même si elle n'est pas jolie, même si sa voix ne porte pas dans les octaves du haut ni celles du bas, même si ce n'est pas la Anne Sylvestre des fabulettes mais celle de la nostalgie et de l'intelligence, et même si c'est difficile de convaincre les autres, surtout ceux qui ne sont pas convaincus... je dirai : Excusez, mais on n'est plus habitués aux chansons qui ont du sens et qui tissent une toile bien jolie, "y'a des trous dans la grand voile, oui mais... si un jour on les reprisait, on n'y verrait plus les étoiles, jamais !" C'est vrai à entendre diadème et indigo, on en ressortirait presque le dico. Ses thèmes sont vastes : immigration, tolérance, enfance (la sienne a été douloureuse, son père était un collabo...)... mais son humour qui ne veut sauver les apparences, les met, bien au contraire, en évidence... Elle aborde avec simplicité, des thèmes profonds qui fait que c'est "Pour les adultes, mais pas seulement". Et pour finir, j'aime ce genre de phrases qui me reste dans la tête pendant des heures : "...et je vous aime, cap au nord, avec les moyens du bord..." C'est vrai qu'on fait jamais que ce qu'on peut, mais elle, Anne, avec ses moyens, elle le fait bien !

vendredi, 18 septembre 2009

District 9

district 9.jpgBon alors le buz sur internet ! Mais qu'en disent les blogs ? Pas le temps d'y jeter un oeil, ai fait une confiance aux excellentes (mais alors vraiment excellentes) critiques parues ici et là... Bien fait pour moi ! Bon c'est pas nul ! Mais c'est pas le chef-d'oeuvre annoncé !!! Oh que non ! Ou bien, comme le disait un acteur dernièrement : "les films pour ados m'ennuient..." C'est peut-être ça, j'ai passé l'âge. D'abord c'est hyper violent. Ensuite, les extra-errestres en version crevettes, c'est du déjà vu. Re-ensuite, le scénario déroule sans surprise ni rebondissement. Certes, quelques trouvailles sauvent l'ensemble : les ET sont très crédules, peureux, plutôt idiots, et le héros est un anti-héros, lui aussi d'intelligence moyenne... Si l'action scotche au fauteuil, le propos est souvent maladroit. Les effets spéciaux sont à la hauteur même si les scènes caméra sur l'épaule brouillent la lisibilité. La reconstitution des townships est "incroyable"! et l'on regrette du coup que le sujet ne soit pas plus "terrien". Un comble !

Des pieds et des mains (Bernard Stiegler, Bayard 2006)

Des pieds et des mains.jpgUn peu de philo n'a jamais fait de mal... surtout lorsqu'il s'adresse à des enfants... à priori , on a plus de chance de comprendre... Celui-ci, conçu en 2 parties, développe des réflexions qui m'ont intéressées (la télé, la paresse, le désir de l'homme d'atteindre ses limites, de s'élever...). Bref, un petit bouquin bien foutu qui m'a énormément captivé dans sa 2è partie, sans doute à cause de la forme question-réponse plus dynamique. Une jolie découverte.

ps : Bernard Stiegler philosophe français atypique qui a fait de la prison pour braquage de banque.

dimanche, 13 septembre 2009

Citations historiques expliquées... (JP Roig, Eyrolles 2009)

Citations historiques expliquées.jpg...des origines à nos jours", par 150 citations commentées, ce recueil retrace en ordre chronologique, quelques épisodes de l’histoire mondiale. Replacée dans son contexte, puis expliquée, chacune des citations nous résonne à l'oreille, telle : "L'amour triomphe de tout" jusqu'à "Nous allons terroriser les terroristes" en passant par "Responsable mais pas coupable", on réalise : 1) que certains (beaucoups) ne citent pas les sources (et ont piqué honteusement à d'autres leur citation) et 2) que parfois il vaut mieux fermer sa gueule !                                                                                                             Bref ! une lecture d'été divertissante qui ouvre des pespectives historiques, géographiques, politiques... car certaines nous disent bien quelque chose mais... et ça peut toujours servir dans un dîner ou aider à gagner des camemberts ou remporter à "Qui veut gagner des millions ?" !

mercredi, 09 septembre 2009

Le petit fugitif (de Ray Ashley, Morris Engel et Ruth Orkin)

petit fugitif.jpgDans les années 50 dans un quartier pauvre de New York, on fait croire à Joey, l'embarrassant petit frère, qu'il a tué son aîné et risque la chaise électrique. Il s'enfuit donc et erre à Coney island, dans un parc d'attraction. Là, redevenant le petit garçon de 8 ans qu'il est, il s'oublie et oublie la tragédie... 
Génial ce film ! A voir ! Et à découvrir en bande originale, - rassurons les plus hostiles aux sous-titres, les dialogues sont peu nombreux- car tout passe par les situations, les regards et l'oeil magique, tendre et empathique de ce réalisateur-photographe. La spontanéité et le naturel du petiot accentue la crédibilité du film. Sa bouille édentée, tantôt souriante, tantôt déconfite, vous fera littéralement craquer. Une perle, je vous dis ! François Truffaut revendiquera l'influence de ce film précurseur de la Nouvelle Vague, véritable bijou négligé par l’histoire du cinéma. Il marque pourtant les débuts du film indépendant (j'ai tout suivi les bonus) américain et de l'un de ses plus éminents représentants, John Cassavetes. Par la magie d'une caméra à hauteur d’enfant, le long métrage oscille constamment entre documentaire urbain et aventure naïve. Filmé en extérieurs par une équipe réduite au maximum, la simplicité de l’intrigue restitue une époque et une atmosphère qui vous fera fondre de bonheur...

dimanche, 06 septembre 2009

Jugez par vous-mêmes !

sarko-veut-supprimer-le-juge-d-instruction.jpgNon mais là... c'est pas possible. Sensibilisons-nous ! Pouvons-nous laisser faire comme le préconnisent les plus fatalistes ? La plus grande honte (et ce n'est pas la seule) est en train de prendre forme et nous laisserions faire sans rien dire. Il faut REAGIR ! Nous n'avons pas le choix !!! De quoi s'agit-il ? Simplement de supprimer les juges d'instruction indépendants pour des procureurs affiliés à une hiérarchie sous tutelle ministèrielle de l'Intèrieur ! Il faut vous faire un dessin ????????????

vendredi, 04 septembre 2009

Mademoiselle Chambon (Eric Holder)

Mademoiselle Chambon.jpgOui, bon, ok, ce n'est pas de la première fraîcheur et surtout pas de la rentrée littéraire 2009... Mais le film (dont on dit du bien) sort incessamment sous peu*. Je l'ai donc sorti de la réserve où il commençait une longue nuit d'attente, pour l'ouvrir et lui faire prendre l'air. Et de l'air, j'en ai pris, grâce à une écriture légère, fraîche, étirant un scénario où il ne se passe pas grand chose mais qui séduit par la captation des petits riens qui font nos petites vies. Voici donc l'histoire d'un mari, de sa femme et de la maîtresse qui n'est pas vraiment la maîtresse même si elle est réellement la maîtresse de l'enfant... vous me suivez ? Moi ça m'est arrivé de tomber sous le charme des maîtresses (mais heureusement pas à ce point là !) et l'on éprouve l'attirance mutuelle qui s'opère et ravage intérieurement ces gens de peu... Un beau, un très bon moment... qui prouve qu'il est possible d'écrire un beau roman sans être trash !

 * Et, comme c'est la rentrée, un cours de rappel ne peut pas nous faire de mal : "Sous peu" est une forme elliptique de "sous peu de temps". Elle signifie donc "dans pas longtemps".
'Incessamment' est un adverbe dont la principale signification actuelle est "très prochainement".
Ce qui montre que nous avons ici un beau pléonasme dont le but est simplement de renforcer la signification. Son utilisation se fait, soit par quelqu'un qui répète une expression entendue sans avoir conscience de la faute ou qui tient vraiment à insister sur la courte durée, soit dans un contexte où l'ironie est de mise comme par exemple lorsqu'une personne dit à une autre "je reviens incessamment sous peu" en voulant signifier "toi, mon coco, tu peux toujours te brosser pour que je revienne".

mardi, 01 septembre 2009

Mangez-le si vous voulez (Jean Teulé)

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Quel horreur ! Comment est-ce possible ? Pourtant averti : "Nul n'est à l'abri de l'abominable. Nous sommes tous capables du pire !" Soit. Le sympathique Jean Teulé n'est pas un grand écrivain et après quelques agréables succès, s'aventure à raconter une atrocité qu'on a peine à imaginer. C'est ce que tente de restituer Teulé. Hélas ! le travail est baclé ! On l'expédie sans rélexion, par une complaisante description cette abjection. Car non seulement il fut tué et mangé, mais également supplicié. Comment, vous le saurez par le menu, si j'ose dire... mais de recul, point. D'accord il faisait chaud, une inexplicable folie (qu'on n'expliquera donc pas) s'empare d'une foule qui joue son rôle jusqu'au bout. Et c'est là-bas que Teulé nous entraîne sans nous épargner. A éviter !!!

résumé : Le 16 août 1870 (c'est un mardi), Alain de Monéys, gentil jeune Périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. Il y arrive à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé...
Pourquoi une telle horreur est-elle possible? Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare? (ça on ne nous le dira pas !)

vendredi, 28 août 2009

Méditez, méditez, il en restera forcément quelque chose...

platon.jpgLorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte
de leurs paroles,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux, l'autorité de personne,
alors c'est là, en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon (IVe siècle av. J.C.)