vendredi, 09 mai 2008

Faîtes des gosses... (qu’ils disaient) - Lynda Corazza

666d6c00a5bab7b64a0da80f16136e67.jpgUn album en manque d'originalité, qui déroule sans surprise(s) des vérités pourtant bonnes à dire... Puis j'ai aimé moyen les dessins. Comme on disait à l'école : aurait pu mieux faire !
2/5... et encore !
en résumé : La joie des couches, la première soirée sans gosse (ni conjoint), les douces nuits, les maladies infantiles, l’angoisse de la crèche... premiers moments animés de la vie de jeunes parents...

jeudi, 08 mai 2008

Un peu avant la fortune (Denis Dupuy Berberian) Aire Libre

dac9333487fe97c6ee6c35eecd33c2ae.jpgJe craignais le pire, mais non ! Une agréable BD aux dessins magnifiques, autour du thème "l'argent fait-il le bonheur ?". Avec très peu de bonne volonté, on se prend au jeu de ce ticket gagnant et des tergiversations de son heureux propriétaire. Rythmée, drôle, dialogues enlevés... 4/5 là aussi.
en résumé : Etienne, détective privé de travail et d'amour, gagne le gros lot du loto. Mais entre posséder un ticket gagnant au fond de sa poche et déposer le véritable magot sur son compte en banque, la chance peut encore jouer les girouettes. Par exemple, Etienne se rend dans une soirée et ingurgite trop d'alcool au point que ses amis lui interdisent de reprendre sa voiture; il se trompe de RER; il s'embrouille avec des punks qui lui volent son portefeuille...

mercredi, 07 mai 2008

The Jane Austen book club (de Robin Swicord)

b0e4b677fbbd613b960871584983c72c.jpg...amis, amies de la blogosphères et amateurs de livres, ce film est pour vous ! Embarqué sans savoir ce que j'allais voir, je fus surpris par cette comédie romantique qui tourne autour des livres de Jane Austen.
Prétexte à parler de la vie intime de personnages qui parlent plus d'eux-mêmes que de livres... Et oui, attention, amis et amies blogueurs littéraires, nous laissons souvent, à travers nos lectures, transparaître ce que nous sommes... Et même s'il n'est pas totalement abouti, j'ai trouvé qu'il recelait de quelques bonnes trouvailles, des situations justes, de bonnes vérités bien senties...

Résumé: Bernadette, une sexagénaire divorcée, décide de former un club de lecture consacré aux romans de Jane Austen. Elle epsère ainsi, apporter un peu de réconfort à son amie Jocelyn, quadragénaire célibataire en deuil de son chien. Ironiquement, cette dernière se fait du souci pour sa meilleure amie Sylvia, en instance de divorce. Afin de la soutenir, et pour digérer la trahison de sa propre petite amie, sa fille Allegra rentre au bercail. Et accepte, comme sa mère et comme Prudie, une jeune enseignante mal mariée, de faire partie du club, composé de cinq personnes, chacune devant défendre un roman. Or, Austen en a écrit six. Spontanément, Jocelyn offre la place vacante à Grigg, un jeune informaticien qu'elle espère jeter dans les bras de Sylvia...

mardi, 06 mai 2008

Nocturno -1ère partie - (Tony Sandoval) Discover

c8cd5187a597d63fcf020f8588ab285f.jpgSensible, imaginatif, original..., je suis fan. Ambiance fragile, ado et gothique. Sandoval sait créer une atmosphère.
Par l'auteur du magnifique "Le cadavre et le sofa".
Résumé : Seck, un ado persécuté par son oncle, décide de fuir le domicile, après une discussion avec son père revenu d’entre les morts. Il va alors se réfugier auprès d’un groupe de métal et révèle son talent de chanteur. alors, une jolie journaliste…
un bon 4/5.

dimanche, 04 mai 2008

Les trophées de Constance (Nathalie Cachin)

891470bd64cf0703167ebe2d8761b677.jpgTrouvé dans le Jardins d'Hélène ce merveilleux petit bouquin (en réalité des nouvelles) dont j'ai goûté chacune avec délice.

Voici pour l'essentiel ce qu'en dit le jardin d'Hélène : Premier livre d’une blogueuse, la couverture me plaisait beaucoup. Recueil de 18 courtes nouvelles du même genre : une trentenaire, le plus souvent célibataire, croise un homme qui devient l’objet de son désir...
Frais, féminin, léger… Nathalie Cachin observe les hommes et en garde ce qu’ils ont de meilleur, ou du moins ce que son rêve de séductrice en fait. On aimerait parfois que les nouvelles aillent un peu plus loin, car elles s’arrêtent dès le premier rêve d’amour construit.

jeudi, 01 mai 2008

Shelby Lynne

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Oui, d'accord, elle est (fausse) blonde, plutôt mignonne, elle fait du bien aux yeux, mais moi c'est avant tout sur le critère oreille que je juge une chanteuse. Et là, coup de bol, sa voix fait du bien là où elle passe... Légère, elle n'en fait pas des tonnes, donne dans le registre pop-jazz, et c'est ma grande découverte, Shelby Lynne is magic.

81f4d03865e06e63d6c4d5a10e65eae1.jpgPour les amateurs de voix douces, sensuelles, accoustiquement et accéssoirement belle, Shelby Lynne et son "Anyone Who Had A Heart" berce les oreilles, berce les tympans.
Ca calme et ça détend.

lundi, 28 avril 2008

Pause

652c1b28042db6c5e7eff9d377050812.jpgUne petite pause pour digérer le temps.
Qui passe.
Et qui reste sur l'estomac.
Quelquefois.
Une petite pause pour digérer le temps.
D'avant.
Et qui reste en mémoire.
Maintenant.

lundi, 21 avril 2008

Et mon coeur transparent (Véronique Ovaldé)

f5f3538fa2f2d0bc28fa5ed69f4fb963.jpgVoilà un bon livre "intello" à souhait (prix France Cul. / Télérama 2008) qui, sans m'ennuyer, ne m'aura pas passionné des masses... C'était pourtant bien parti car le style est plaisant, les trouvailles intéressantes, mais j'ai eu l'impression ensuite que la machine tournait un peu en rond, pour ne pas dire à vide... A faire trop d'esprit, on peut manquer fatalement de corps. Et comme je peux avoir, parfois, un esprit caustique, celui-ci m'a soufflé : "voilà un bon livre d'intello !"
Résumé : La femme de Lancelot est morte. Pourquoi Irina a-t-elle été victime d’un accident de voiture, au volant d’une voiture qu’il ne connaît pas, alors qu’il venait lui-même de l’accompagner à l’aéroport ? Sait-on jamais avec qui l’on vit ?…

Pleine d'imagination, l'auteur a un goût pour le merveilleux plaisant, mais n'est pas Boris Vian qui veut. (oui je sais cette remarque est très méchante)

"in Fnac : La chute est également assez déceptive, elle m'a fait l'effet d'un pétard mouillé."

jeudi, 17 avril 2008

Séances dvd...

Saint Jacques... La Mecque (Coline Serreau)
1badff04d3fd26fe11506c3a2863fc51.jpgCe qu'il y a de bien avec Coline Serreau, c'est la fraîcheur avec laquelle elle fait des films simples. "Trois hommes et un coufin" ou "La crise" auront marqué, à leur façon, l'histoire du cinéma. Loin des sentiers battus, elle trace son chemin, soucieuse de filmer de "vrais gens" aux prises avec de "vrais problèmes". Les ficelles sont un peu grosses ? Qu'importe, j'aime cette maladresse, ces choses de guingois, pas entièrement réussis qui vous font dire à la fin : "C'était bien !"
en résumé : ...sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, un groupe peu orthodoxe... Parmi eux, une fratrie qui pour toucher l'héritage, doit réussir le pélerinage ensemble...
Ceci est une comédie caustique avec des personnages attachants (même Muriel Robin est supportable, Pascal Légitimus convaincant) et de sublimes paysages.

black bookb95caf2d8460ed8b8b7129fd81fa9118.jpg (Total recall, Basic instinct... c'est lui) En gros il alterne, le bon et... le moins bon. Mais là, c'est excellent. Un scénar', des personnages attachants, une reconstitution superbe... J'ai adoré ! Seul petit regret : que le film commence par la fin (on sait que l'héroïne va survivre...) L'histoire : La Haye, 1944, une chanteuse juive infiltre le Service de Renseignements Allemand…

09161f000781078a81de0e77b4345545.jpgUn film super bien foutu s'il en est, j'ai adoré cette histoire... à cause de l'histoire justement. résumé : Pendant l'enfance d'Evan, des évènements graves se sont produits. Il s'apperçoit qu'il est possible de changer le passé. Mais ce n'est pas sans conséquence sur l'avenir...
Et voilà ! Un peu de "retour vers le futur" mâtiné d'"un jour sans fin" et vous voilà plongé dans une intrigue étourdissante, bien menée, bien ficelée... Du (très) bon cinéma de divertissement !

mercredi, 16 avril 2008

Biquefarre & Farrebique (Georges Rouquier)

071a46d031265a93523eae988f6d5cb1.jpg«Farrebique est un film « vrai », tourné dans un vrai village du Rouergue avec de vrais paysans pour interprètes. Je veux faire vrai et simple. » G. Rouquier. Tourné en noir et blanc en 1947, ce film est un petit bonheur de "retour à la terre". Ces paysans-acteurs donnent un côté désuet tout à fait charmant, dans un pays perdu, non loin, du côté des années 45… Longs plans sages... le cinéma est appliqué, quasi du cinéma d'école; les acteurs sont engoncés, bien peignés, un peu raides... 6/10

91a922dce47307017476aa47a8d99624.jpgRaoul décide d’abandonner. Les fermiers du voisinage veulent sa ferme... Réalisé en 83, 37 ans après Farrebique (bien vu Gachucha), la colorisation, la modernisation de l'agriculture est passé par là. On sent comme un parfum de nostalgie évanoui. Plus écrit encore que le 1er, les paysans font ce qu'ils peuvent pour réciter un texte qui ne leur convient pas. On les sent plus empoté encore. Le réalisateur est moins statique et un charme indéfinissable résiste. C'est déjà ça ! 1983, ce n'est pas si vieux... pourtant, on en prend un sacré ! 4/10

samedi, 12 avril 2008

J'ai toujours rêvé d'être un ganster (Samuel Benchetrit)

788317d381a653e8e516c9e5e798a824.jpgOui, je n'avais pas trop envie d'y aller (en réalité pas du tout)... Oui j'ai un à-priori négatif envers Benchetrit que je trouve bobo craignos... MAIS j'ai eu tort... car ce film se révèle touchant, bien foutu, et recèle une véritable personnalité.
Quatre histoires s'entrecroisent dans une cafet'. Un braqueur sans arme. Deux kidnappeurs qui enlèvent une adolescente suicidaire. Deux chanteurs vedettes. Cinq septuagénaires se retrouvent pour un dernier coup.
La 2è est de loin la plus réussie. Des acteurs FORMIDABLES, une ado complexée belle et re-belle (et non pas moche et re-moche comme dirait ma fille que ça fait beaucoup rire). Rien que pour cette historiette, ce film vaut le détour...

Retrouver un très beau post enflammé d'Ys qui vous raconte par le détail ce qu'il est bon de savoir sur ce "movies".

jeudi, 10 avril 2008

Pourquoi Lire ?

40c8d24d5814347cd056bc519bee2a4e.jpgVous êtes vraiment sympas... intelligents... cutivés... (technique de fayotage empruntée à Laurent...), mais j'ai vraiment savouré vos réponses et votre pertinence. Chapeau !
Petite récap' des réponses glanées ici où là :
Jack , qui a dégainé plus vite que son ombre, est tout de même gêné aux entournures (notez bien qu'il a besoin qu'on le lance) et trouve la question très intime... Il justifie d'un tête à tête (c'est bien vu !), un rendez-vous (pas faux) et parle d'un lien... qu'il se refuse d'évoquer... [le lien a-t-il à voir avec le cordon ombilical ? (c'est une question Jack)]. Il évoque donc la pudeur et la difficulté de la question... mais donne malgré tout quelques pistes : oublier, s'instruire, rêver, sont les trois mamelles nourricières de son intellect. Faut ajouter la découverte, les belles histoires, les belles lettres, les belles phrases...
"Enfin, plus prosaïquement, ça me détend." Voyez qu'il faut visiter plus souvent son site, ça rend intelligent !
Bon il évoque la notation, j'y reviendrai... (Vous me mettez combien professeur Philo(u)?)

Cathe elle, se foule pas. Elle pompe tout sur le voisin genre pas mieux que Jack (ah les femmes !). "J'ai envie de tout recopier ce qu'il a écrit !" non seulement elle le dit mais elle le fait ! L'intimité, la distraction la compréhension des autres, mettre des mots sur des sensations et des sentiments, apprivoiser la mort, pour.. pour... Puis on revient à la copie de philo (à mon avis ils ont tous subi un traumatisme écolien...)

L'évasion toujours avec Sylire le rêve, et...apprendre... un complément aux expériences, aux découvertes.

Dasola lis pour... l'objet. Ludique Dasola : passe-temps, plaisir, bonheur... c'est vrai avec mes questions à la... noix, pourrait faire tellement autre chose...

Soma : n'a pas de réponse...
Elle dit joliment : "La philo ne demande pas une réponse, mais une réflexion..." Joli !
Pas pour découvrir ? Non ! Pour le plaisir ? (chanson bien connue) Mais le plaisir de quoi ? Et elle entame la différence, parait-il, entre filles et garçons : romans pas essais.
Découvrir une histoire, rentrer dans des vies, sentir une autre réflexion sur soi, la vie, etc... Et elle évoque sa terminale ! (traumatisme écolien je vous dis...)
Puis elle me bisouille mais ça c'est entre nous.

Red addict, qui n'aime pas les questions sans réponses, a répondu : instruction, détente, découverte, voyage, rêve... Mais aussi pour fuir. "Fuir un monde de plus en plus dur, de plus en plus cruel, et s'immerger dans un monde meilleur, pour se redonner courage et espoir...
Elle s'accorde une parenthèse pour se ressourcer, mais relève le risque de privilégier une vie rêvée à une vie réelle... "là je fais mon malin en citant Proust qui a une jolie formule sur ces êtres qui n'étaient que de papier..." Compare la lecture à une drogue et se persuade que l'addiction n'est pas si terrible que ça... Même si elle est incontrôlable dans une librairie (et seulement là ?) et s'angoisse de savoir si elle a suffisamment de livres pour ses vacances (comme moi !!!).

Laure ne croyait pas répondre à une question aussi difficile. (C'est bien les femmes ça !) Et parle de l'école... (traumatisme écolien là aussi)
Puis elle dit "Bref, pourquoi je lis ?" mais répond longuement (qui a dit toutes les mêmes ? - c'est pas moi !)
Un besoin naturel (respirer, dormir, boire et manger... il faut noter l’ordre des choses, dit-elle....)
Et comme dans toute bonne disert', cite Oscar (Wilde), et confie "aimer retrouver sa vie dans un roman, ça lui est arrivé trois fois très exactement, et elle ne s'en est toujours pas remise".
Repos, réconfort, détente, puis, pour noyer le poisson, fait de l'humour avec le chat !
Parce que j’ai grandi avec les livres, dans un foyer où pourtant il n’y en avait pas (sic, Laure, sic !), qui sont restés fidèles, eux. (bien souligné)
Répète après "parce que" (3 fois), la fatigue sans doute... et avoue finalement être payée pour ! Puis se récusent. Mais nan c'est pas vrai ! C'est des idées reçues ! "mon oeil !"

Kactuss, ah Kactuss... soulève un problème essentiel : "...pendant ce temps ma femme me fiche la paix."
Et ça le fait marrer, croyez-moi ! Notez que moi aussi, ça m'a fait rire. Ben oui le rire ça se contrôle pas !

BenoitD fayote, il trouve la question bonne ! (tant que c'est pas ma femme...)

Tamara (encore une femme) a besoin du w-e. (là j'ai rien dit !) ...mais dit qu'elle aime ça... parce que... s'évader, voyager, se faire de nouveaux amis (là elle drague les bloggeurs !), se procurer des émotions en tout genre à moindre frais (radine !)
Voit dans la lecture le passé, le présent, le futur, et menace de me pêter la gueule, je crois. (c'est ce que j'ai compris si je continue avec mes questions à la con !)

Laurent , à la bourre (qui a dit comme d'hab', Cathe ?) et répète la question (comme tous les garçons, il aime gagner du temps) : pourquoi lis je ?
Par plaisir ! Les mots stimulent l'imagination, permettent l'évasion et la découverte. Le plaisir est là. La différence avec un film (bien vu Laurent) est qu’il (le livre pas le garçon) s’installe dans la durée, qu’il fait sa place progressivement, se conçoit dans le temps. Plus passif est-il devant un film; les images, dont il ne peut se passer, ont sur lui un pouvoir fort et destructeur qui réduit son sens critique. Avec un livre ces émotions sont aussi fortes mais s’installent.
Apprendre. Et nous balance une belle phrase : "la littérature est une fenêtre sur les siècles". Ouais, joli !
"L'un des derniers grands espaces de liberté, loin d’une société où l’on demande de consommer pour l'intérêt de notre pays, bien avant de penser."
Partager. Si la lecture est un plaisir solitaire, il est vraiment bon de pouvoir le partager. Un livre peut rapprocher ou diviser mais crée le dialogue et parfois le débat.
Enfin il avoue, oui... il est vénal ! (et retour aussi sur le traumatisme écolien...) et que tout ça, c'est pas très sympa.

Et Soma s'impatiente (encore une femme !), elle veut une note (comme quoi philo-école, même combat)

Anne a eu besoin de temps (ah les femmes !) a bien réfléchi... mais s'excuse de ne pas être originale : rêver, voyager, comprendre, apprendre. Elle avoue, oui elle avoue : sa propension excessive à l'introspection. Et sans lecture, attention à l'internement ! (brrrrr)

Bon vous n'avez peut-être pas remarqué que le seul à ne pas avoir répondu à la question, c'est lui !

Et si on parlait maintenant de la misogynie ?

mercredi, 09 avril 2008

Suis (presque) inconsollable... (La consolante, Gavalda)

0dba80005930ffb770e5c2bcdd150c58.jpgBen moi, j'aurais pas aimé être un critique... D'abord et en premier, je les soupçonne de ne pas toujours lire les livres dont ils parlent. C'est flagrant avec le dernier Gavalda. Pis ensuite, je les soupçonne "d'un jour ça fait bien de dire du mal, le lendemain ça fait bien d'en dire du bien..."
Parfois et pourtant, il y a d'excellent papier (in les Inrocks - si je vous jure !- p.69 du 8 au 14 avril 2008)... Le ton est juste et l'on ne soupçonne pas d'affreuses arrières pensées.
Ben moi, j'aurai pas aimé critiquer quelqu'un que j'aime bien.
Par exemple... j'adore Gavalda mais pas adoré son dernier opus. Surtout ne le dites pas à Anna, parcequ'elle s'en fout et qu'elle a été si critiquée auparavant que je ne peux lui en vouloir de m'avoir (un peu) déçu. C'est pas grave. Après tout, ce n'est que de la littérature... : au pire, ça ne nous fait pas de mal; au mieux, ça nous fait tellement de bien. Et elle nous en a fait déjà tellement de bien...

mardi, 08 avril 2008

Femmes célèbres sur un divan

cdcfc66c9a2cb11eaf9c9a1b98ae0a9f.jpgIntéressantes histoires de femmes même si on pourra regretter qu’en bons psys européens (merci freud !!), le sexe prenne une telle place dans l’analyse…
C'est grâce à cathe que j'ai eu envie de me plonger dans la vie de ces onze femmes aux destins hors norme. Ces quelques pages succintes de leur vie m'ont amplement suffi et l'analyses psy moins séduit... mais un livre où l'on peut piocher de bonnes choses.

Oui, pardon Dasola , la composition d'équipe : Dans les buts, Virginia Woolf; en défense, Marlène Dietrich, Maria Callas, Édith Piaf, Lady Diana. Milieu, Françoise Sagan, Jackie Kennedy Dalida, Colette et en attaque Joséphine Baker et Simone de Beauvoir.
Onze pour jouer au foot, pas de remplaçantes.

vendredi, 04 avril 2008

philosophons un petit peu...

34da184ba518d1b08c897d8475d46259.jpgJ'aime la blogosphère, vraiment. J'aime les blogs, même si je n'ai pas toujours le temps d'y consacrer plus de temps.... Le temps justement, parlons-en. Dernièrement, mon fils (qui préparait son bac blanc) ennuyait sa (petite) soeur en la questionnant de considérations philosophiques genre : Pourquoi gagner du temps ? "D'où vais-je (!) ?" et autres considérations spatio-temporelles...
C'est vrai, au fond, le temps, gagner du temps, à quoi ça sert ? Pour se vautrer plus vite devant la télé ? Et encore, quand ce n'est pas la pub...
Pareillement, je me disais ce matin (pourquoi ce matin ?) en venant au travail (pourquoi en venant au travail ?)...
bref, je me disais donc : pourquoi lit-on ? On, je veux dire : moi, je, nous...
Moi d'abord ! Pourquoi je lis ? Vraiment, dans le fond ? Pour passer le temps ? Pour me distraire ? Non mais vraiment, pourquoi ? Pourquoi lis-je ? Et pourquoi lisons-nous ?

Eh bien voilà qui m'intrigue fort... Cathe, Jack et Hélène... Pourquoi lis-tu ?
Sincérité et honnêteté, intelligence et perspicacité, spontanéité et vérité vous sont ici demandés... à vous de jouer. Et toi Soma, Anne, Laurent, Bmvr, Tamara et tous, vraiment tous pourquoi lit-on...
Du coup, ce serait encore mieux la blogosphère.
Vous avez le week-end, soit un peu de temps...

Darjeeling

Un film dont vous pouvez vous passer !
Plus nul que ça, t'en meurs même pas ! J'avoue, il m'intriguait, m'attirait... et je me demande encore bien pourquoi... ah si pour l'Inde ! Mais là, en plus, c'est stéréotypé. Affligeant. Et je vous passe sur la caricature des personnages, de l'histoire, de la mère et du père... n'en jetez plus ! Sans doute le ou les auteurs (parce qu'ils ont très bien pu se mettre à plusieurs) ont abusé de substance illicites... et n'auront donc fait rire qu'eux mêmes. Et même de ça, j'en doute !

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jeudi, 03 avril 2008

L'ami Georges

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Je ne sais si ça fait ringard aujourd'hui mais ça l'était lorsque j'étais plus jeune. A l'heure des pierres qui roulent, des beatles... Brassens n'était pas dans l'air du temps.
Et Sylire a fait ce post qui m'a rappelé ce chanteur que j'écoutais en boucle au point de m'en saoûler.
C'était un grand homme, sensible, intelligent... oui, c'est un homme que j'ai beaucoup aimé !

Florilèges :
"Sans technique, le talent n'est rien qu'une sale manie."

"Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente."

"Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, je suis derrière."

"Un anarchiste est un homme qui traverse scrupuleusement entre les clous, parce qu'il a horreur de discuter avec les agents."

"Dieu, s'il existe, il exagère."

mardi, 01 avril 2008

Charles Baudelaire

bd499e83d7b39905de9a75f072cb3d38.jpgBaudelaire ouvre ses poèmes avec les fulgurances des plus grands... puisque c'est un grand.


(Correspondances)
La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L' homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

(L'Ennemi)
Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

(La vie antérieure)
J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques...

(Spleen)
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits...

(La Mort des amants)
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux...


méditez, méditez, il en restera toujours quelque chose...

La consolante (A. Gavalda)... c'est jour après jour !

60fa2c622848e38a5d5b0c977b01c706.jpg"Il se tenait toujours à l'écart. Là-bas, loin des grilles, hors de notre portée."
"jour après jour" : Me voilà donc plongé... et dubitatif. 100 pages... et comme le dit saxaoul , "il faut peut-être attendre qu'il soit disponible à la médiathèque..."
Pour les autres comme moi, trop tard ! (24 € quand même !!!) Arrive pas à me consoler...

On (Télérama qui sont pas les derniers à prendre les gens pour des imbéciles) nous avait dit : "De toute façon, il va plaire aux fans..." oui mais non, nous ne sommes pas une bande de lecteurs écervelés sans jugeotte. Puis Anna avait agravé le cas et prévenu : "il sera sans doute moins accessible car plus noir..." Sous entendu, il va moins se vendre... Moi ça ne me dérange pas si le livre est bon : noir, jaune vert, ça compte pas... tant qu'il est bon...
Las ! L'entrée en matière est confuse, manque de simplicité, et les pronoms personnels qui manquent sont plus un effet de style qu'un style efficace... Il y a comme un abus de dialogues qui sont pourtant joliment exprimés...

vendredi 14 mars : ...après 100 pages, c'est laborieux...
samedi 15 mars : 120 pages, patine toujours dans la choucroute... mais quoi ! Payé 24 €, m'accroche...
mercredi 26 mars : 184 pages, parait qu'il faut atteindre...
mardi 01 avril : 284 pages, presque la fin du II... me dis (voyez, fais du Gavalda) : "après tout, ce n'est que de la littérature..." pas de quoi, vraiment, en faire un fromage...
Résumé : Quadragénaire, architecte à Paris, apprend la mort d'une femme connue jeune. Est fissuré. Tourneboulé...
mardi 08 avril : 614 pages, presque la fin... c'est marrant, 2 livres en 1. Ca me rappelle une pub ! Le 2è est plus convaincant, mais la fin patine un peu. M'enfin !
Cuné a fait un très bon papier...
Mais quand même content de voir de si bonnes critiques (Lire, Fig', Le Point...) dans la presse. Elle le mérite.

samedi, 29 mars 2008

Une promesse (Sorj Chalandon)

0a1af2bb70c3954531f5979c44d1cb10.jpgUne jolie petite histoire qui ne m'a pas emballé plus que ça...
résumé : Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S'accomplit ainsi le serment de sept âmes vives à deux âmes sombres : la parole donnée pour retarder le deuil.
Ayant adoré son roman "Mon traître" j'ai tenu à découvrir celui-ci. Plus confus, non dénué de charme, il m'a pourtant moins convaincu. Mais un auteur à suivre, assurément.